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Un souffle cathare (4)

 

Le souffle de l'esprit cathare a t-il atteint Caramany? 

 

Le donjon de CasesnovesComme leur suzerain, Pierre de Fenouillet, comme la plupart des familles de grande ou de petite noblesse des domaines féodaux du Midi, les Caramany ont certainement été en contact avec la religion cathare. Certes, dans aucun des ouvrages de référence sur le Catharisme que j'ai pu parcourir, je n'ai à mon grand regret trouvé dans les nombreux noms de bons hommes ou de croyants cités, le patronyme de Caramany ou la mention de Caramany pour la provenance du village. Trois ouvrages, l'un en Français1, les deux autres en Espagnol2 font état d'une bonne chrétienne Guiraude de Caramany qui figure sur la liste des 220 cathares ayant péri sur le bûcher de Montségur. L'un d'entre eux donne comme source L'épopée cathare de Michel Roquebert. Or Michel Roquebert parle lui de Guiraude de Caraman, dont la vie et le lignage sont connus3. Dans aucun de ses livres, il n'utilise l'orthographe Caramany. Nous somme donc encore une fois, par manque de rigueur et de vérification, devant la confusion entre Caraman et Caramany4.

Par contre cette confusion ne semble pas de mise dans des ouvrages d'histoire locale qui considérent comme établi le lien entre les Caramany et l'hérésie.

En 1874, Bernard Alart a publié Privilèges et titres relatifs aux franchises, institutions et propriétés communales de Roussillon et de Cerdagne depuis le XI ème siècle jusqu'en 1660. Il précise p 230, qu'en 1260, deux inquisiteurs Pierre de Cadireta et Bernard dez Bach, commissaires du Saint Siège dans les états du roi d'Aragon continuent les procès contre les hérétiques en Roussillon et ordonnent la confiscation de leurs terres. Dans un acte du 7 des calendes d'août 1261, Raymonde de Canet déclare avoir acheté de Raymond de Pompia, viguier du Roussillon pour le seigneur roi d'Aragon, au prix de 2000 sols et en suite d'une sentence des inquisiteurs, une dîme que dame Blanche de Caramany possédait à Baixas. Il évoque aussi une vente faite le 3 des nones d'avril 1261 par Gaucerand d'Urg et Xatberta son épouse à Arnau prieur de Sainte Marie de Serrabona, denombreux biens qu'ils avaient acquis également d'une vente faite par Raymond de Pompia. "On peut présumer que ces biens provenaient encore de quelque hérétique condamné par les inquisiteurs car Gaucerand d'Urg était seigneur d'Ille, Bouléternère, Joch et Estoher. Peut-être ces biens provenaient-ils de quelque membre de la famille de Caramany qui possédait à cette époque une partie de la seigneurie de Cases noves village situé entre Ille et Rodès" Et il conclut: "On voit par ces deux faits qu'il dut y avoir de nombreuses condamnations pour crime d'hérésie en Roussillon et que les biens parvenus ainsi au domaine royal étaient immédiatement vendus par le viguier lorsque le roi n'en faisait pas la restitution aux héritiers des condamnés."5

La famille de Caramany semble donc avoir subi les foudres des inquisiteurs. Le nom de Blanche de Caramany apparaît encore dans deux autres études.

"Entre les familles authentiquement autochtones infestées de catharisme, à côté de cas nombreux mais moins importants comme ceux de Salses, celui de Blanche de Caramany, de Raymond de Malloles... Cahier d'études cathares volume 49 n°157.1974

"M. Ventura Subirats rappelle ici le cas d'une série de seigneurs de Cerdagne et de Roussillon impliqués dans les procès inquisitoriaux pour hérésie: un seigneur de Vilon, Ponç de Vernet et le mari de Blanche de Caramany..". Bulletin de théologie ancienne et médiévale. Abbaye de Mont Cesar. Louvain Belgique6.

A ces affirmations qui ne laissent aucun doute sur le fait qu'il s'agit bien des Caramany et non des Caraman, s'ajoutent tous les indices se rapportant à l'attitude des Caramany durant les 50 ans de lutte, une attitude qui semble dictée par une fidélité sans faille à leur vicomte.

Comme lui, ils ont pris les armes contre les croisés; comme lui, ils se sont réfugiés en Roussillon; comme lui, ils ont essayé de se mettre sous la protection des Templiers7. Enfin comme lui, ils ont participé à la conquête des îles Baléares. Arrêtons nous un moment sur cet événement.

ManacorEn 1229, le roi Jacques 1er qui a maintenant vingt-cinq ans décide, pour montrer qu'il prend en main les destinées de son royaume, de reconquérir les terres occupées par les Maures. Il lance donc une expédition vers les îles Baléares. La noblesse catalane au grand complet, les grandes villes de son royaume, les dignitaires ecclésiastiques se rassemblent autour de lui. Mais il va aussi recevoir l'appui de nombreux chevaliers faidits pour qui cette campagne tombe à point. La paix de Paris signée, leurs châteaux et leurs terres occupées par les Français, ils ne savent guère où aller. Combattre est leur métier, mais soutenir le roi Jaume est aussi un calcul politique; c'est à la fois se placer sous sa protection, mettre de la distance entre eux et l'Inquisition et montrer à l'Eglise qu'ils risquent leur vie pour récupérer des terres à la chrétienté. Sans compter que le roi avait aussi promis une répartition des terres conquises, ce qui signifiait que, dans le cas où un retour dans leur fief natal s'avérerait impossible, l'installation dans un nouveau domaine dans les îles pourrait être envisagée.

Nuno Sanç, oncle du roi et son vassal pour les terres du Roussillon, Cerdagne et Conflent est l'un des plus importants contributeurs à la formation de l'armée de reconquête. A lui seul, il amène 100 chevaliers, auxquels il faut ajouter la piétaille de chacun.

"Les compagnons du seigneur du Roussillon forment trois groupes distincts:

  1. celui de la vieillle noblesse roussillonnaise représentée ici par les Vernet, les Canet, les Montesquiu et les Rocaberti de l'Albère.

  2. celui de quelques nobles castillans liés à la famille de sa mère...

  3. enfin le groupe important des seigneurs occitans des Corbières, parmi lesquels deux d'entre eux, Chabert de Barbaira et Oliver de Termes, vont s'illustrer particulièrement dans la campagne. Après avoir participé aux luttes contre les Montfort pour retrouver leurs terres confisquées en raison de leur soutien à la cause occitane, certains sont maintenant réfugiés en Roussillon. La campagne victorieuse que vient de mener en Languedoc, le roi de France Louis VIII (1226-1227) les a jetés dans les bras de Nuno Sanç, aux côtés de qui ils ont combattu de nombreuses années."8

Dans son livre Cátaros y occitanos en el reino de Mallorca, P. Alomar Estève a établi une liste des noms des chevaliers originaires du nord des Pyrénées qu'il baptise improprement occitans pour simplifier.

A la page 104 apparaît le nom de Fenollet ou Fenolhet et à la page 98 celui de Caramany, Caraman ou Caramain. Je dois dire que la lecture de cette page m'a laissé sur un sentiment très mitigé. D'une part, j'ai eu la confirmation qu'un Caramany avait bien participé à la conquête de Majorque, mais j'espérais connaître lequel. Etait-ce déjà Huguet ou son prédécesseur à la tête du fief? D'autre part, P. Alomar crée un gros doute sur la fiabilité de ses propres affirmations car il mélange allégrement Caramany et Caraman. Il donne en vrac les trois orthographes, Caramany, Caraman ou Caramain et indique qu'il s'agit d'un château de la Haute Garonne dans le comté de Foix mais qu'il existe aussi un village de ce nom dans la "comarca rosellonesa de Fenollet", terme très approximatif puisque le Fenouillèdes n'a jamais fait partie du Roussillon. Il n'essaie pas de faire la différence entre les deux et cite, pour montrer le lien avec l'hérésie Guiraude de Caramany que j'ai déja évoquée, parfaite brulée à Montségur et Ponç de Caramany ou Caramain, un proche du roi de Majorque Jacques II. Nous savons que Guiraude appartient à la famille de Caraman et Pons à celle de Caramany. Ce qui est étrange, c'est que pour Guiraude, il fait référence à Michel Roquebert qui, pourtant, a toujours écrit Caraman. Il évoque enfin un Jordà de Caramany chevalier de Laurac qui a reçu le consolament à la suite d'une blessure mortelle et qui serait, d'après lui, diacre cathare. Toutes les autres sources citent le chevalier Jourdain de Caraman effectivement blessé et consolé par le diacre cathare de Caraman qui se nommait lui, Guiraud de Gourdon. Encore une preuve du danger qu'il ya de vouloir "traduire " dans sa langue les noms propres.

Sans rejeter le fait qu'un membre de la famille de Caraman, elle aussi très liée à l'hérésie, ait pu participer à la conquête de Majorque, trois raisons me poussent à dire qu'il s'agit bien d'un membre de la famille de Caramany. Tout d'abord la présence d'un Fenouillet et le lien fort de suzerain à vassal qui unit les Fenouillet et les Caramany. Ensuite l'inventaire, effectué par un écrivain majorquin Mossèn Alcover9, de tous les noms de famille des conquérants qui ont fait souche sur l'île. Cet inventaire a été repris par M. Jules Delpont dans le n° 50 de la SASL10 en ces termes: "Nombre de guerriers roussillonnais demeurèrent ou allèrent par la suite à Mallorca. Leurs noms d'origine s'y sont perpétués et sont devenus des noms de famille; c'est ainsi que l'on peut relever parmi les noms de llinatges signalés par Mossèn Alcover les suivants: Castell, Coll, Roca.... communs à toutes les régions catalanes, mais aussi Cervera, Caramany, Taltaull, Perpinyà, Canet, Corbera... qui paraissent bien particulièrement roussillonnais."

FenouilletEnfin, tenant sa promesse, le roi Jaume avait récompensé ses troupes en mettant en place le fameux repartiment 11 de Majorque. La zone attribuée à Nuno Sanç était la région de Manacor, précisément la région natale de Mossèn Alcover cité ci-dessus. Et si l'on associe sur la toile, avec un moteur de recherche, Caramany à Manacor on tombe sur Can Caramany, qui est à la fois le nom d'une résidence, d'une grotte, la cueva de Caramany et d'un site archéologique Can Caramany nou. C'est exactement la même orthographe que celle qui a subsisté dans l'Ampourdan et qui a été définitivement choisi pour notre village.

D'autre part, je citerai un dernier ouvrage dont l'objectif est de montrer que les seigneurs occitans proches de l'hérésie qui ont participé à la conquête de Majorque étaient aussi proches des templiers. S'inspirant peut-être du livre de P. Alomar Esteve, l'auteur R. Alarcón Herrera12 parle, lui aussi, de Guiraude de Caramany, mais les détails qu'ils donnent ensuite sur les Caramany sont exacts: son apport est donc à prendre en considération mais avec réserve.: " (Vinrent à Mallorca)...de nombreux autres lignages "albigeois", parents de troubadours, d'hommes parfaits (Bons Hommes) et d'évêques cathares, comme les Durfort, Marti, Barbéra, Caramany, Servian, Mosset Corsavi, Jordà, Ferriol, Termes, etc. Les Caramany seront d'efficaces collaborateurs du roi Jaume II de Mallorca, fils du conquérant et encore en 1314 un Fenollet, Père IV descendant direct de l'hérétique réfugié au Mas Deu est nommé premier vicomte d'Ille par le roi Sanç I de Mallorca."

 

Leur participation possible à la bataille de Muret avec Ramon, leur participation quasi certaine à la conquête des Baléares et à la reconquête des terres Trencavel en 1240, leurs liens avec leur seigneur lui même proche de l'hérésie au point de faire partie des croyants cathares, leur souci de se mettre sous la protection des templiers et si possible hors du royaume de France, la mise en cause directe de Blanche de Caramany détentrice de biens en Roussillon, tout porte à conclure que les Caramany ont approché la religion des bons chrétiens. Qu'en est-il alors de leurs vassaux? 

Le souffle cathare a t-il touché les Carmagnols? 

Même si aucun nom de croyant et encore moins de bon chrétien originaire de Caramany n'est parvenu jusqu'à nous, il est logique de penser que plusieurs générations de Carmagnols ont entendu parler de cette nouvelle religion. Dès le début de la Croisade et encore plus lorsque l'Inquisition tournait à plein régime, le pays de Fenouillet a vu arriver de nombreux fuyards. Certains se mettaient à l'abri dans les châteaux, on sait par exemple que le château de Fenouillet a été le refuge de nombreux faidits et que celui de Quéribus a accueilli l'évêque cathare du Razès Benoît de Termes qui est venu y mourir, les bons hommes Raimon de Narbonne et un certain Bugaraich, mais aussi Pierre Paraire qui avait été nommé diacre pour le Fenouillèdes. Cette information est importante. Le fait de nommer un diacre montre l'intérêt manifesté par l'Eglise cathare pour les terres des Fenouillet. Et quand on sait que les bons hommes parcouraient inlassablement les chemins d'un village à l'autre pour aller à la rencontre des populations, prêcher dans les maisons amies, donner le consolament aux mourants, on peut penser que Pierre Paraire, un jour ou l'autre a répandu la bonne parole jusqu'à Caramany.

D'autres hérétiques, par contre, cherchaient à mettre plus de distance entre eux et le danger et traversaient l'Agly dans les environs du hameau de Tournefort. Il était donc facile pour des bergers ou des paysans dans leurs champs de les rencontrer.

Enfin, la transhumance des troupeaux était aussi une occasion de faire circuler les idées. Voici ce qu'écrit Emmanuel Leroy Ladurie dans son livre Montaillou village occitan, en parlant des bergers de la Haute Ariège: "Le réflexe normal consiste ensuite à descendre pour l'hivernage en direction des pré Pyrénées orientales et de la vallée de l'Agly vers Rasiguières, Planèzes, Arques, vers les pays du Razès, du Fenouillèdes et de la Maury " p162. L'un des chefs-bergers qui pratiquait cette transhumance était justement de Montaillou. Grâce aux archives de l'Inquisition, Anne Brenon a retracé sa vie. Il s'appelait Pèire Maury13. En 1306, il sait que l'Inquisition le recherche; il ne fait plus que de brefs passages à Montaillou et doit éviter la vallée d'Arques où il se rendait chaque hiver et où des arrestations ont eu lieu. En juin, ayant perdu son travail, il monte quand même au port de Gaudur sur le territoite d'Orlu où il rencontre Pèire Andrieu de Planèzes qui l'embauche aussitôt. Les deux hommes se connaissent: "Pèire Andrieu sait qui je suis. Un bon berger, certes. Mais aussi un bon croyant qui aura bientôt l'Inquisition à ses trousses. Et moi aussi, je sais que l'éleveur de Planèzes ainsi que toute sa maison sont de bons croyants. Ou du moins l'étaient avant le malheur. Désormais, on sait bien qu'il faut parler de ça le moins possible. Nous faisons front commun en silence. Pèire Andrieu et tous les siens; son frère Guillem; éleveur comme lui, à l'autre bout du village; ses deux fils Bernat et Guilhot, des garçons de mon âge qui font les bergers . Ainsi que bien des maisons de Planèzes, de Rasiguères et de Latour de Fenouillédès."

Mais Planèzes ne présente pas que le seul avantage de pouvoir travailler dans une famille de croyants.

"Ici, on est en principe à l'abri de l'Inquisition de Carcassonne" et en cas de danger il suffit de "passer la rivière Agly qui marque une frontière supplémentaire avec le comté du Roussillon, qui est de la directe du roi de Majorque."

Ces paroles attribuées à Pèire Maury par Anne Brenon montrent que les idées cathares se sont bien diffusées dans la vallée de l'Agly.

Villerouge-TerménèsA Planèzes, il connaît toute la population dont il partage les travaux. " Je partage une maison avec d'autres bergers. Nous prenons notre tour, le reste du temps, nous travaillons aux murettes, aux cultures, aux vignes". Lorsqu'il repart en estive dans les alpages de Merens, il a cinq bergers avec lui dont deux du Fenouillèdes. Autant d'occasions d'évoquer la traque de l'Inquisition, de rapporter les paroles des bons hommes et aussi d'en rencontrer.

Sa présence à Planèzes permettra même à trois d'entre eux d'échapper à l'Inquisition, En mars 1309, Guillem Bélibaste et Félip de Talayrac parviennent à s'échapper de la prison de Carcassonne. Se cachant le jour et marchant la nuit, ils gagnent Planèzes accompagnés de Bernat Bélibaste, le frère de Guillem. Là, Pèire Maury les accueille puis leur montre le meilleur passage pour traverser l'Agly. Ils franchiront ensuite le Roussillon et les Albères pour se réfugier à Torroella de Montgri. Pour cette aide, Pèire Maury devra comparaître le 14 avril 1308 sur la grand-place de Saint Paul devant Pierre Girard procureur de l'archevêque de Narbonne. Il recevra le soutien de la communauté de Planèzes en la personne de son bayle14 Arnaut de N'aiglina qui est lui même croyant et qui certifie qu'il n'a pas quitté le village le jour où les hérétiques ont traversé l'Agly. Il bénéficie également de la bienveillance du seigneur de Saint Paul, Oth de Corboll, proche des Roquefeuil, une famille d'éleveurs dont il s'occupe du troupeau, lors des estives. Après deux semaines d'enfermement au château de Castelnou15 dans l'attente du jugement, il sera finalement mis hors de cause et libéré. Mais il sait qu'il lui faudra bien vite trouver une autre terre d'accueil.

Certes Caramany n'est pas mentionné dans tous ces événements, mais il est difficile de penser que les Carmagnols les aient totalement ignorés et qu'ils n'aient jamais rencontré l'un ou l'autre des croyants des villages limitrophes.

Epilogue: 

Eglise et village primitif abandonnés, construction d'un castrum sur le grand rocher, famille seigneuriale exilée et certainement suspectée de lien avec l'hérésie, exclusion du comté de Barcelone, rattachement contraint au royaume de France, le souffle cathare, qui est devenu tempête pour balayer l'Occitanie, a bien touché Caramany. 

Notes:

  1. Pays de Sault, publié par Alain Peyrard sur Calaméo
  2. Ils sont cités dans les sources.
  3. Michel Roquebert. L'épopée cathare. p 527
  4. Dans les registres de l'Inquisition , on écrivait en latin Caramanno. Il est donc facile de se tromper si on n'a comme référence que Caraman pour les uns et Caramany pour les autres.
  5. Bernard Alart. Privilèges et titres relatifs aux franchises, institutions et propriétés communales de Roussillon et de Cerdagne depuis le XI ème siècle jusqu'en 1660. Perpignan 1874. p 233 et 234
  6. Cette référence est confirmée par Jean Duvernoy p163 de L'histoire des Cathares/Le Catharisme
  7. Les liens particuliers avec le Temple de certaines familles notamment touchées par l'hérésie sont visibles à travers les actes de donation ou les affiliations comme confrères... Mais parfois même un membre de la famille se fait templier, ce qui peut constituer une protection encore plus efficace en cas de besoin. Car pour certains membres de cette noblesse liée à l'hérésie, entrer dans la confraternité du Temple, terminer notoirement ses jours à la maison du Mas Deù, s'y faire ensevelir en terre chrétienne, après avoir généreusement donné, constitue une protection sérieuse contre procès, interdits, confiscations et même excommunications." Robert Vinas, www.mediterranees
  8. Agnès et Robert Vinas. La conquête de Majorque. p149
  9. Mossén est un terme d'origine médiévale avec lequel on citait les chevaliers d'abord puis les personnes honorables. C'est en quelque sorte l'équivalent de messire. Ici il s'agit d'un prêtre. Avant la révolution le recteur de Caramany, lorsqu'il se citait dans un acte faisait précéder parfois son nom de Messire ou Maître.
  10. Société Agricole Scientifique et Littéraire des Pyrénées Orientales
  11. Répartition des terres aux vainqueurs
  12. Rafael Alarcón Herrera. La huella de los templarios
  13. Anne Brenon. Les fils du malheur, berger d'exil (1300 – 1311). L'Hydre éditions, 2002
  14.  En Français bailli, officier représentant dans la communauté le pouvoir seigneurial ou royal.
  15. Castelnou était sur les terres du roi de Majorque en 1309. L'incarcération de Pèire Maury hors du royaume de France était-elle un moyen d'éviter qu'il échappe au jugement ou de le protéger de l'Inquisition? 

Sources:

  • Ouvrages sur le Catharisme ou la Croisade contre les Albigeois
  • Michel Roquebert. L'épopée cathare. Ed Privat,1987
  • Michel Roquebert. Citadelles du vertige. Ed Privat 1972
  • Anne Brenon. Le vrai visage du catharisme. Ed Loubatières, 2004
  • Anne Brenon. Les fils du malheur, berger d'exil (1300 – 1311). L'Hydre éditions, 2002
  • Jean Louis Gasc. Les Cathares. Ed Trajectoire, 2006
  • Jean Duvernoy. Le Catharisme: l'Histoire des Cathares. Ed Privat, 1986
  • Jean Duvernoy. Le Catharisme: la religion des Cathares. Ed Privat, 1976
  • Emmanuel Le Roy Ladurie. Montaillou, village occitan. Foliohistoire 1985
  • René Weiss. Les derniers Cathares. Ed Fayard, 2002
  •  
  • Ouvrages d'histoire locale:
  • Annie de Pous. Le pays et la vicomté féodale de Fenollède. Ed Roudil, 1973
  • Albert Bayrou. Fenouillèdes, Diocèse d'Alet. Ed de l'auteur 1980
  • Bernard Alart. Notices historiques sur les communes du Roussillon. 1868. Réédition Le livre d'histoire, Paris, 2004
  • Bernard Alart. Privilèges et titres relatifs aux franchises, institutions et propriétés communales de Roussillon et de Cerdagne depuis le XI ème siècle jusqu'en 1660. Perpignan 1874
  • René Quéhen et Dominique Deltiens. Les châteaux cathares... et les autres. Ed de l'auteur 1983
  • Sous la direction de Lucien Bayrou . 1258 – 1659 Fortifier une frontière. 2004
  • Abbé Albert Cazes. Le roussillon sacré. Revue conflent, 1990.
  • Jean Tosti. Caramany. Revue D'Ille et d'ailleurs n°2, 1986
  • Aperçu historique sur le passé de Corneilla de la rivière. Revue catalane, n°127, 1917
  •  
  • Ouvrages sur la conquête de Majorque:
  • Agnès et Robert Vinas. La conquête de Majorque. SASL des PO, Perpignan, 2004
  • Gabriel Alomar Esteve. Cátaros y occitanos en el reino de Mallorca, 1978
  • Jules Delpont. Les Roussillonnais à la conquête de Mallorca, 1229, et d'Eyvissa, 1235. SASL des PO, n°50, 1909
  • Rafael Alarcón Herrera. La huella de los templarios 

Photos:

         miniature: Armoiries des Iles Baléares

         1: Le donjon du château de Casesnoves, seigneurie accordée en partie à Pons de Caramany. Office du tourisme d'Ille sur têt.

         2: La région de Manacor est à l'est de Palma. Les grottes sont proches de la côte.

         3: Le château Saint Pierre, siège de la vicomté de Fenouillet. jeantosti.com

         4: Le château de Villerouge-Terménès où fut brûlé vif le dernier bon homme Guillem Bélibaste. wikipédia